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Législation concernant les activités religieuses et l’organisation des cultes

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Assemblée nationale 11ème législature

Question écrite

N° 59393
de M. Dehoux Marcel ( Socialiste - Nord )

Ministère interrogé : éducation nationale
Ministère attributaire : éducation nationale

Question publiée au JO le : 02/04/2001 p. 1892
Réponse publiée au JO le : 04/06/2001 p. 3263

Texte de la QUESTION :

M. Marcel Dehoux attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur l’enseignement des religions au sein de l’école laïque. En effet, la fédération nationale de la libre pensée a pris connaissance, par la presse, d’un accord entre l’UNAPEL (parents d’élèves du privé) et la ligue de l’enseignement, visant à promouvoir l’enseignement des religions dans l’école publique. Le partenariat entre l’UNAPEL, l’aumônerie de l’enseignement public, le journal La Vie (ex-catholique) et la ligue française de l’enseignement se concrétisait par deux colloques, dont un aurait lieu à Toulouse, le 12 mai 2001, sur le thème Dieu à l’école. Or, depuis 1905, notre République est laïque : sa neutralité en matière religieuse est garante du respect de toutes les croyances. En conséquence, il lui demande quelle est la position du Gouvernement sur ce nouveau coup porté à la laïcité.

Texte de la REPONSE :

Le système éducatif français respecte et continuera à respecter le principe de laïcité sur lequel il repose. A ce titre, il ne propose aucun enseignement d’une religion en particulier, ni des religions quelles qu’elles soient. Les parents qui désirent que leurs enfants soient élevés dans le respect d’un culte particulier ont la liberté de les inscrire dans les établissements confessionnels privés. Cependant, les principales religions ainsi que la notion de divinité sont étudiées dans les établissements scolaires publics, au sein des enseignements généraux (principalement en français, histoire, enseignements artistiques, philosophie et éducation civique). Les professeurs abordent alors la question religieuse sous l’angle de l’analyse culturelle, historique, esthétique ou métaphysique, et dans le respect des notions fondamentales de liberté de pensée et de tolérance.